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Quid de la pérennisation des dispositifs d’aide au départ en vacances ? Réponse en demi-teinte du Gouvernement

Par une question écrite en date du 7 août 2025, le sénateur M. HINGRAY (Vosges – UC) avait interpellé le Gouvernement, compte tenu des prévisions budgétaires annoncées par ce dernier visant à restreindre les crédits destinés à la jeunesse, au sport et à la vie associative, et à la solidarité, l’insertion et l’égalité des chances, pour connaître les mesures que celui-ci entendait prendre pour garantir la pérennité des dispositifs d’aide au départ en vacances des enfants, en particulier Colos apprenantes et Pass colo.

Vous trouverez ci-dessous la réponse écrite en date du 4 septembre 2025 de la part du Gouvernement :

« Le droit aux vacances pour tous les enfants mobilise d’ores et déjà d’importants moyens pour de nombreux bénéficiaires. Ainsi, pour ce qui concerne les accueils collectifs de mineurs avec hébergement, le Pass colo a été conçu pour faciliter le départ en colonie d’enfants de 11 ans (ou 12 ans pour les enfants qui ne l’auraient pas utilisé l’année de leur 11 ans), âge charnière du passage à l’adolescence et moment clé dans le parcours éducatif. Il s’adresse aux familles justifiant d’un quotient familial inférieur ou égal à 1 500 euros avec une aide progressive pouvant atteindre 350 euros. En 2024, première année de mise en oeuvre du dispositif, le Pass colo a permis à près de 16 000 enfants de partir en séjour de vacances. Pour 2025, l’ambition est de doubler le nombre de départs, soit 32 000. Une campagne de communication a été lancée à cette fin tout au long de l’année scolaire dans les écoles, sur les réseaux sociaux et auprès des familles via les caisses d’allocations familiales (CAF). S’agissant de l’offre de séjours, les organisateurs ayant conclu une convention « Pass colo » avec VACAF sont en forte augmentation : 2 538 en 2025 contre 1 816 en 2024 (+ 30 %). Au 21 juillet 2025, on dénombre déjà 25 000 bénéficiaires, soit une augmentation de 56 % comparativement à l’ensemble de l’année 2024. À côté du Pass colo, le dispositif « Colos apprenantes » a permis le départ en colonie de vacances d’environ 400 000 enfants depuis sa création en 2020, dont 88 000 en 2024. Ce dispositif est un succès et permet aux bénéficiaires, grâce notamment à la qualité éducative des séjours, garantie par un label de l’État, de développer leurs compétences psycho-sociales, facteurs clé de succès à leur réussite scolaire. S’ajoute également l’aide aux vacances enfants qui permet de prendre en charge une partie du coût des séjours. En 2024, cette aide a été financée à hauteur de 15 Meuros pour les CAF adhérentes à VACAF, 1,6 Meuros pour les autres CAF et environ 1 Meuros pour la mutuelle sociale agricole. Ces trois dispositifs, qui ont représenté 1,34 million de départs en 2023-2024, sont cumulables entre eux et avec les aides des collectivités et des entreprises (comités sociaux et économiques), ce qui réduit significativement le coût restant à charge pour les familles. S’agissant des accueils collectifs de mineurs sans hébergement, l’État participe encore financièrement via les CAF. Le taux de la prestation de service est de 30 % et le montant pris en charge a augmenté de 7 % en un an, en 2024, pour un budget alloué au titre de la convention d’objectifs et de gestion 2023-2027 autour de 674 Meuros. Cette enveloppe devrait atteindre 770 Meuros à l’horizon 2027, hors bonus territoire (convention territoriale globale)qui génère un budget de 533 Meuros en 2024 (593 Meuros à l’horizon 2027). Enfin, concernant les départs en vacances hors accueils collectifs de mineurs, près de 60 Meuros ont été mobilisés par VACAF pour les aides au départ familiales en 2024. »

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Cour administrative d’appel : Application de la laïcité lors des repas (menu de substitution)

Une commune est-elle tenue de proposer des repas de substitution à l’occasion du service de restauration collective dont elle a la charge ? Qu’en est-il du principe de laïcité dans ces circonstances ? Par un arrêt du 10 juillet 2025, la Cour administrative d’appel de Lyon rappelle la portée du principe de laïcité dans le […]

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Question écrite : Remise en cause des dispositifs d’aide au départ en vacances des enfants

Par une question écrite en date du 7 août 2025, le sénateur M. HINGRAY (Vosges – UC) a interrogé le Gouvernement sur le point de savoir, compte tenu des prévisions budgétaires annoncées par le Gouvernement visant à restreindre les crédits destinés à la jeunesse, au sport et à la vie associative, et à la solidarité, […]

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Réponse du Gouvernement sur l’interdiction de signes religieux ostentatoires dans le cadre de sorties et activités scolaires

Par une question écrite en date du 14 janvier 2025, le Gouvernement a été interrogé sur le point de savoir s’il envisageait d’interdire les signes religieux ostentatoires dans le cadre scolaire et sportif.

La réponse écrite du Gouvernement, en date du 5 août 2025, est énoncée selon les termes suivants :

« En ce qui concerne les compétitions sportives, la décision du Conseil d’État du 29 juin 2023 (n° 458 088) a validé la possibilité pour une fédération sportive (personne morale de droit privé) délégataire pour l’organisation et le fonctionnement d’un service public, de déterminer, dans son règlement intérieur, des règles de participation à ses compétitions et manifestations, afin d’assurer la sécurité des joueurs et le respect des règles du jeu. Dans le cas d’espèce concernant la fédération française de football, le Conseil d’État a jugé que, « l’interdiction du « port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale », limitée aux temps et lieux des matchs de football, apparaît nécessaire pour assurer leur bon déroulement en prévenant notamment tout affrontement ou confrontation sans lien avec le sport. Dès lors, la Fédération française de football pouvait légalement […] édicter une telle interdiction, qui est adaptée et proportionnée », et que ces dispositions litigieuses n’introduisent pas « une discrimination indirecte fondée sur la religion, les opinions politiques et les activités syndicales ». À ce titre, une fédération sportive peut légalement restreindre la liberté de manifestation des convictions personnelles des licenciés, qui ne sont pas soumis au principe de neutralité, lorsque cela est nécessaire au bon fonctionnement du service public ou adapté à la protection des droits et libertés d’autrui, et adapté et proportionné à ces objectifs. Depuis, la proposition de loi « visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport » portée par le sénateur Michel Savin, a été adoptée par le Sénat, avec le soutien du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, qui en est deuxième consignataire. Ce texte interdit le port de signes ou tenues manifestant ostensiblement une appartenance politique ou religieuse lors des compétitions organisées par les fédérations sportives, leurs ligues professionnelles et leurs associations affiliées, le Sénat ayant considéré qu’une assise législative était souhaitable afin de sécuriser les fédérations sportives. Cette proposition de loi doit désormais être examinée par l’Assemblée nationale. S’agissant du port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse ou politique dans les sorties et les activités organisées dans le cadre scolaire, si le Conseil d’État a considéré dans une étude, datée du 19 décembre 2013, portant sur l’application de la neutralité dans les services publics, que les parents d’élèves avaient la qualité d’usagers du service public et qu’en tant que tels ils n’étaient pas soumis à l’exigence de neutralité religieuse, cette appréciation se fait au cas par cas ainsi qu’a pu le juger la cour administrative d’appel de Lyon (CAA de Lyon, 23 juillet 2019, n° 17LY04351) considérant légale la décision d’un établissement scolaire d’imposer la neutralité aux parents d’élèves lorsqu’ils « participent à des activités qui se déroulent à l’intérieur des classes et dans le cadre desquelles ils exercent des fonctions similaires à celles des enseignants ». La commission d’enquête du Sénat portant sur les menaces et agressions contre les enseignants a préconisé, le 5 mars 2024, d’élargir la loi de 2004 sur l’interdiction du port des signes et vêtement religieux ostentatoires, dans les établissements scolaires, « à toute activité organisée par l’institution scolaire, en dehors du temps scolaire (sortie scolaire le soir, cérémonie de remise d’un prix pour un concours organisé par l’éducation nationale ou en partenariat avec le ministère, participation à un forum d’orientation organisé par l’établissement scolaire, …) »

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Pass’sport 14-17 ans : réponse du Gouvernement

Par une question écrite en date du 1er juillet 2025, le député M. Julien Dive (Aisne – Droite Républicaine) a alerté le Gouvernement sur les restrictions d’âge nouvellement mises en place pour bénéficier du Pass’sport (14 à 17 ans au lieu de 6  à 17 ans – Lire l’article JuriACM) et l’a interrogé sur la possibilité […]

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Communication de la DJEPVA sur les VSS

Par une communication en date du 31 juillet 2025, la Direction de la Jeunesse, de l’Education Populaire et de la Vie Associative (DJEPVA) a indiqué les éléments suivants : « Mesdames et messieurs, Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-après le lien vers le Kit « SELMA », né d’une volonté partagée de la MIPROF et de la […]

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Vers une harmonisation de la réglementation ACM / voyages scolaires ? Ce que dit le Gouvernement

Par une question écrite en date du 31 octobre 2024, le sénateur M. ARNAUD Jean-Michel (Hautes-Alpes – UC) appelait le Gouvernement à clarifier et uniformiser les mesures propres aux séjours collectifs de mineurs relevant des accueils collectifs de mineurs (ACM) et des voyages scolaires. Par une réponse écrite en date du 17 juillet 2025, le […]

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Orientations nationales d’inspection et de contrôle 2025/2026

Parue le 17 juillet 2025 au bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse (MENJ), une nouvelle instruction du 4 juillet 2025 élabore les orientations nationales d’inspection et de contrôle 2025-2026 et pose les objectifs territoriaux à cet effet à l’égard des établissements d’activités physiques et sportives (EAPS) et des accueils collectifs […]

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Question écrite : les impacts des inégalités en matière d’accès aux vacances

Par une question écrite en date du 22 juillet 2025, le député M. Emmanuel Deplessy (Loiret (2e circonscription) – Écologiste et Social) a alerté le Gouvernement sur les conséquences délétères sur les jeunes des inégalités en matière d’accès aux vacances et l’a interrogé sur les mesures à mettre en place pour lutter contre ces inégalités. […]

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Habilitation BAFA – BAFD : nouvelle circulaire

Parue au dernier Bulletin officiel, la nouvelle circulaire du 15 juillet 2025 précise les contours de la procédure des dossiers de demande d’habilitation des organismes de formation  BAFA et BAFD pour la période du 1er janvier 2026 au 31 janvier 2029. Au programme, la circulaire : détermine les conditions de réception des dossiers et l’examen […]

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Question écrite : Accès équitable aux vacances pour les enfants

Par une question écrite en date du 22 juillet 2025, la députée Mme Christine Engrand (Pas-de-Calais – Non inscrit) a alerté le Gouvernement sur les grandes disparités de l’accès aux vacances et aux loisirs des enfants.

 

Vous trouverez ci-après la question écrite :

 

« Mme Christine Engrand interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir un accès équitable aux vacances et loisirs collectifs pour l’ensemble des enfants et des jeunes. En 2023, plus de 4,5 millions d’entre eux n’ont pas pu partir en vacances, dont près de 2 millions n’ont quitté leur domicile à aucun moment, ce qui met en lumière une inégalité préoccupante dans l’accès à ces temps éducatifs essentiels. Ces séjours, tels que les colonies de vacances, les classes de découvertes ou les accueils de loisirs, sont pourtant reconnus pour favoriser l’émancipation, la mixité sociale, la construction citoyenne et le bien-être des mineurs. Ils constituent également un levier de cohésion territoriale et de dynamisme local, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées. Malgré les efforts entrepris ces dernières années, notamment à travers les dispositifs des « colos apprenantes » et du « Pass’colo », l’accès reste limité. Le Pass’colo, en particulier, ne concerne aujourd’hui que les enfants âgés de 11 ans et les aides au départ restent méconnues ou peu accessibles dans certaines communes. Les freins financiers, logistiques et administratifs demeurent importants, tandis que les acteurs associatifs et éducatifs alertent sur les obstacles spécifiques rencontrés par les enfants en situation de handicap, issus de familles modestes ou vivant en milieu rural. L’association Jeunesse au Plein Air, qui œuvre depuis plus de 80 ans pour le droit aux vacances, rappelle que seuls 31 % des enfants de 5 à 17 ans étaient inscrits en accueil de loisirs en 2023 et qu’à peine un tiers des communes offrent une telle structure sur leur territoire. Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement entend élargir et renforcer les dispositifs existants afin de permettre à un plus grand nombre d’enfants de bénéficier de séjours collectifs, en soutenant notamment les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de politiques éducatives locales plus inclusives .»

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Directive « TRAVEL » relative aux voyages à forfaits et aux prestations de voyage liées : nouvelles obligations, champ d’application et aspects contractuels

Contexte et objectifs La directive européenne n°2015/2302 applicable depuis le 25 novembre 2015, dite Directive « TRAVEL », transposée par les Etats-Membres depuis le 1er juillet 2018, adapte la législation européenne du tourisme à l’évolution majeure qu’a connu son marché avec l’essor de l’internet. L’objectif affiché de la directive est de contribuer au bon fonctionnement du […]

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